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Et après le flop, que miser ? | Article

Posté par Riverman | Le 10/01/2010 à 13h26 dans poker : Niveau intermédiaire

Et après le flop, que miser ?

Vous avez relancé préflop ! Soit pour voler les blinds, soit parce que vous avez un monstre en main, soit parce que vous avez soudainement une grosse envie (un coup de feeling ?). Las ! Vous avez été callé par un ou deux joueurs et le flop s’étale sur le tapis vert...

Et vous vous retrouvez devant un petit dilemme selon la teneur de ce flop, que miser ?

Partons d’un exemple concret.

Alors que les stacks moyens des joueurs sont à 3000 et que les blinds sont de 25/50, vous avez relancé 2 fois soit 100 en début de parole. C’est un open-raise et là mauvaise nouvelle, la SB et la BB ont suivi. Le pot s’élève donc maintenant à 300.

Nous allons tenter de voir quelles sommes miser en fonction des cartes qui tombent au flop. Vous remarquerez que je ne parle jamais des cartes que vous pouvez avoir en main car elles importent peu vu que vous jouerez de la même manière exactement quelles qu’elles soient.

1) Flop extrêmement favorable, style : Kk – 7p – 2c
C’est un flop relativement sympa pour un relanceur car pas de danger de tirage couleur ou quinte et la présence d’un roi. Vous allez pouvoir faire un continuation bet tranquille. Pour ma part sur ce style de flop, je mise la moitié du pot soit 150. Cela me permet d’abord de protéger ma main si personne n’a de roi et dans le cas contraire cela me permet de déterminer vite qui l’a.

2) Flop un peu moins favorable, style : Jp – 8c – 3p
Il n’y a pas de carte qui fait peur comme un As ou un Roi mais ce flop est moins bon car il y a une possibilité de tirage de couleur à pique ainsi que du ventral pour une quinte. Il vaut mieux protéger sa main. Je miserai donc au minimum les 3/4 du pot (soit 225 si vous êtes sur Internet ou 230 si vous jouer live) pour décourager d’éventuels candidats au tirage. Il faut qu’ils comprennent rapidement que si la turn est chère, la river le sera plus encore s’ils n’ont pas obtenu la carte qu’ils désiraient.

3) Flop encore moins favorable, style : Jc – 10t – 6k
Ce genre de flop devient dangereux dans le sens où n’importe quelle carte supérieure au six et inférieure au 10 peut vous amener des ennuis, à savoir la quinte. Même si la couleur semble plus difficile, vous avez quand même 24 cartes qui offrent la possibilité de quinte à un joueur qui aura callé. Il est donc nécessaire de protéger sa main en envoyant la hauteur du pot, soit 300. Je crois que je ne tenterai jamais un bluff pur et dur sur un tel flop.

4) Flop qui fait peur, style : Qk – Jp – 10t ou Jp – 10t – 9c
Je ne mise JAMAIS sur ce style de flop (à moins d’avoir AK bien entendu sur le premier flop) s’il y a plusieurs joueurs d’entrés dans le coup. La possibilité d’avoir deux connecteurs chez quelqu’un est trop importante pour prendre un risque. Pour ma part, je considère qu’il faut réévaluer le flop quand la turn est tombée et si tout le monde a checké. Il se peut alors que je décide selon ce que j’ai de miser au turn ou à la river mais jamais en bluff pur et dur.

Bien entendu, ces conseils ne sont valables que dans les cas bien précis où ils ont été énoncés. Il va s’en dire que l’open raise montre une force quelle que soit la main que vous possédez mais cette force s’atténue en cas de grosse relance ou même si deux ou trois adversaires callent. C’est pourquoi vous devez toujours savoir quoi miser au flop pour remonter la force de votre attaque et inciter vos adversaires soit à se coucher soit à se méfier du prix que va leur coûter leurs prochaines cartes.

Tout le long de cet article vous avez remarqué que nous n’avons jamais parlé des cartes que vous avez en main pour la bonne raison que si vous avez un monstre, que vous faites un semi-bluff ou un pur bluff, vos mises seront les mêmes selon le flop que vous toucherez. Parce que vous devez jouer vos bluffs de la même manière que vos monstres sinon vous deviendrez trop prévisibles.

Dernière chose : ne pratiquez pas l’open raise constamment en bonne position (cut-off ou bouton) car là encore vous deviendrez prévisible et vous pourriez être attendu au coin du bois par le loup en petite ou grosse blind. Comme je le conseille souvent votre jeu ne doit pas être uniforme pour ne pas se faire piéger…

La relance ne devient une arme que si vous ne l’utilisez pas à tout bout de champ. Ceux que j’appelle les « relanceurs fous » qui est une espèce en voie d’apparition sur le net et qui relancent avec tout et n’importe quoi dans n’importe quelle position s’exposent rapidement à se faire contrer. Donc sachez optimiser un open raise.

Une bonne séquence donnerait :
Open raise
Analyse du flop et continuation bet en conséquence
Analyse du turn et relance en conséquence
Les adversaires se couchent…

A vous de la pratiquer et de la réussir maintenant !


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