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Le Double or Nothing | Article

Posté par Riverman | Le 31/03/2009 à 21h00 dans poker : Niveau intermédiaire

Le Double or Nothing

Une nouvelle mode s’est lancée depuis peu grâce au poker par Internet, cela s’appelle le Double or Nothing. Le principe est très simple, soit on double sa mise soit on la perd !

Comment ça fonctionne ?

Sur une table de dix joueurs, le tournoi se termine lorsque cinq joueurs ont été éliminés et les cinq qui restent se partagent les mises à égalité. En général, ce mini tournoi dure entre 45 minutes et deux heures selon comment jouent les joueurs. Jusque là rien de bien sorcier !

Au début cela a l’air alléchant en ayant peu de contraintes. Autant mettre un bémol tout de suite. Etant donné que les sites prennent entre 15 et 20% de rake sur ce genre de tournoi, il faut gagner plus de 60% des tournois pour être petitement majoritaire. Le meilleur rendement se situe aux alentours des 8 tournois gagnés sur 10 car on est jamais à l’abri du bad beat d’exception qu’on a pas vu venir. Mais cela n’a rien d’insurmontable si l’on sait se montrer extrêmement patient. S’engager dans une tactique et surtout s’y tenir.

En général dans ce genre de tournoi, les joueurs jouent extrêmement serré avec des mains de départ allant rarement en dessous de K-10 quelle que soit leur position. Les joueurs ont tendance à caller avec des très grosses mains pour surprendre l’imprudent qui tenterait un bluff au flop. Le checkraise et même le stealraise sont les armes absolues de ce type de tournoi.

Alors quelle tactique adopter ?

Simple ! La même que les autres ! Coucher toutes les mains qui ne sont pas des monstres tant que les stacks restent équivalents. Faire du vol de blinds lorsque c’est possible avec une relance à trois fois mais pas systématiquement. Si l’un des blindeurs suit et que le flop ne tombe pas checker jusqu’à la fin et se coucher sans état d’âme en cas de relance du susdit.
Quand je dis que ça joue serré de chez serré…

Le jeu devient intéressant lorsque les stacks se déséquilibrent suite à une mauvaise rencontre ou quand un ou deux joueurs sont sortis. Une sorte d’entente tacite entre les gros stacks doit se faire pour sortir au plus vite les petits.

1) Vous faites partie des gros stacks :

Il faut attaquer sans vergogne les petits stacks. Relancez lorsque vous vous trouvez en bonne position et avec un bon jeu d’environ 1/3 à 1/2 stack de votre adversaire. Pour le faire réfléchir sur l’opportunité de faire tapis ou d’attendre la prochaine main qui sera peut-être meilleure. Empêchez-le de voler les blinds en relançant avant lui ou en callant avec un jeu qui peut se le permettre.
Si un autre joueur relance avant vous, couchez-vous sans réfléchir. Le joueur a pris ses responsabilités, pas la peine de venir à deux dans un pot qui risquerait de renflouer le petit stack. Seule exception notoire lorsque le même petit stack est all-in en grosse blind.


2) Vous faites partie des petits stacks :

Pas de bol ! Vous avez fait une mauvaise rencontre ou vous avez mal négocié un coup ou vous êtes tombé dans un bad beat mémorable, bref vous êtes dans la panade. Mais rien n’est perdu ! One chip, one seat a dit un joueur célèbre. Pas de panique on va mettre en place le plan d’urgence.

Il faut appliquer la technique du push or fold, c’est-à-dire mettre tapis ou se coucher sans autre solution. Pourquoi ? Pour éviter de se retrouver avec un board défavorable pouvant avantager un joueur qui serait rentré dans le coup parce qu’il avait peu à mettre. Vous devez faire réfléchir le joueur qui possède un jeu moyen et l’inciter à ne pas rentrer dans le coup. En général les joueurs ne suivent une relance à tapis qu’avec un monstre en main pour ne pas prendre le risque de se retrouver short stack. Attention toutefois à ne pas en abuser. Une fois tous les deux tours de table est largement suffisant pour survivre si votre stack est aux 2/3 du départ et que les blinds ne sont pas trop élevées.
Et si un gros stack rentre pour vous sortir de la table, il ne reste plus qu’à espérer que votre jeu reste le meilleur jusqu’à la fin. Mais si vous doublez vous repassez dans les stacks qui permettent de survivre voire d’attaquer…

Attention aux mains de départ ! QQ et JJ ne sont pas des mains pour relancer à tapis en début de parole ! On paie juste la blind et on prie pour un Q ou un J au flop ! Les seules mains qui méritent une relance sont AA – KK et AK. Sachez que la majorité des joueurs paient pour voir le flop avant d’engager les hostilités dans ce genre de tournoi pour la simple raison que beaucoup jouent l’embuscade. Ceux qui jouent la relance à outrance se font très souvent cueillir par un monstre caché qui trouve son flop, alors PRUDENCE !

Résumé : c’est un type de jeu amusant pour les patients qui jouent la « serrure » et qui sur du long terme peut permettre des petits gains. Il ne faut pas hésiter à jouer 2 ou 3 tournois en simultané mais ne jouer que ce type de tournoi dans le sens où la spécificité du jeu ne permet pas de se colleter en même temps à un autre type de jeu.

Et n’oubliez pas qu’il vaut mieux, à la fin, Double que Nothing !


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